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Aleix Espargaro se plaît en Moto2


Auteur d’une bonne saison 2011 en MotoGP au guidon d’une Ducati Desmosedici de l’équipe Pramac, Aleix Espargaro court aujourd’hui en Moto2 dans le team de Sito Pons avec un châssis Kalex. Même s’il a dû renoncer pour un temps à la classe reine des Grands Prix, le Catalan ne se plaint pas. Bien au contraire. « Le Moto2 me rappelle la 250, affirme l’aîné des frères Espargaro. Il y a de la bagarre et les motos sont amusantes à piloter. » L’an dernier, Toni Elias avait glissé du MotoGP en Moto2 en marche arrière. Et même s’il empila par la suite les victoires pour décrocher son premier titre de champion du monde, l’Espagnol ne réussit jamais à se faire plaisir au guidon d’une machine qu’il jugeait trop lourde, pataude et anémique.

Aleix s’est très vite adapté à la catégorie Moto2 qui a remplacé l’an dernier la classe 250. Il est vrai qu’en 2009, il avait pas mal roulé en Espagne avec un prototype à châssis Harris, moteur Yamaha et pneus Michelin. « Je me suis toujours bien adapté aux nouvelles motos, explique l’Espagnol. J’ai peut-être aussi la chance de rouler avec une bonne moto… » S’il est monté sur le podium du Grand Prix de France, le pilote Shark se montre tout de même très inconstant depuis le début de la saison. « Je suis rapide sur le sec, mais j’ai de gros problèmes sur le mouillé. Or, la pluie ne nous a pas beaucoup épargné cette année. J’avoue que je ne comprends pas très bien pourquoi, car j’ai toujours été à l’aise sur le mouillé. Mais là, je n’ai aucun feeling… »

Contrairement à d’autres, Aleix ne pense pas qu’il faille beaucoup faire évoluer le règlement du Moto2. « Cette catégorie doit rester abordable, et je pense qu’elle est ainsi une bonne école pour le MotoGP. Je sais que tout le monde en doute, compte tenu de ce que fait Toni cette saison, mais je suis convaincu qu’un bon pilote de Moto2 peut devenir un bon pilote MotoGP. » Le Catalan ne prétend pas pour autant à un retour dans la catégorie reine en fin de saison. « Je veux d’abord faire mes preuves en Moto2, monter régulièrement sur le podium et finir dans le top 5. Je me suis retrouvé trop vite en MotoGP, et je ne veux pas y retourner à n’importe quel prix. De plus, de gros changements arrivent à l’horizon, et mieux vaut prendre le temps de voir ce que va devenir cette catégorie. »

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