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Bradl, solide leader / Bradl, a solid championship leader

Avec deux victoires et trois podiums en quatre courses, Stefan Bradl s’est solidement installé à la première place du championnat du monde Moto2.

Le pilote allemand est en train de se faire un prénom. Il a vingt ans, c’est son père Helmut qui faisait parler de lui en menant la vie dure à Luca Cadalora dans le championnat du monde 250. C’était en 1991. Âpre et rugueux au combat, Helmut avait disputé cette année-là sa meilleure saison en décrochant la deuxième place du classement général derrière la star italienne.

Vingt ans plus tard, Stefan peut rêver de franchir la dernière marche sur laquelle son père a trébuché. Arrivé dans le championnat du monde 125 en 2006 au guidon d’une KTM, le jeune Bradl qui aura 19 ans en novembre prochain, a commencé à se mettre en valeur en 2008 en remportant ses deux premiers Grands Prix à Brno et Motegi.

En difficulté la saison suivante au guidon d’une 125 Aprilia officielle qu’il ne parvînt jamais à maîtriser, l’Allemand a retrouvé la lumière l’an dernier en passant en Moto2.
Vainqueur du Grand Prix du Portugal au guidon de sa Suter MMX, il finit la saison à la neuvième place du classement général, laissant alors entrevoir un potentiel que l’on croyait usé par sa dernière et difficile saison en 125.
Passé cet hiver au châssis Kalex, le pilote allemand a tout de suite confirmé sa montée en puissance en s’imposant sur la ligne d’arrivée de la première épreuve au Qatar.
Pole position lors des quatre premières courses, il s’est offert la victoire au Qatar et à Estoril, s’est classé troisième au Mans et s’est intelligemment contenté d’une cinquième place à Jerez, en grande partie à cause de la pluie qui contraria ses plans.

Pour expliquer sa forme actuelle, Stefan Bradl parle de sérénité, d’une équipe au sein de laquelle il se sent en confiance…
Ses proches parlent eux de son talent, mais aussi des progrès du châssis Kalex qui en est à sa quatrième version.
Alex Baumgaertel, le responsable du développement de la société allemande, a beaucoup travaillé cet hiver pour alléger son cadre et en améliorer la flexibilité grâce à de nouveaux longerons.
Baumgaertel a également utilisé la soufflerie de Volkswagen à Wolfsburg pour améliorer l’aérodynamique de sa machine.
« Cette moto est plus facile à mettre au point que la Suter, estime Bradl. Au début, je n’étais pourtant pas trop en confiance avec le train avant. J’étais moins à l’aise qu’avec le châssis Suter. Mais nous avons travaillé et trouvé des solutions intéressantes. Le point fort du Kalex, c’est la vitesse qu’il permet de conserver au point de corde et la motricité en sortie de virage. »

Ce ne sont pas ses adversaires qui diront le contraire.

(Traduction anglaise : Ted King)

With two wins and three podiums in four races, Stefan Bradl has securely installed himself into first place in the World Moto 2 Championship.

The twenty year old German rider comes from a famous motorcycling family but is trying hard to make his career on his own merits. His father Helmut faced many tough challenges against his nemesis Luca Cadalora in the 1991 250cc World Championship. Harsh and rough in battle, Helmut had his best season that year taking second place overall in the Championship behind the Italian star.

Now, some twenty years later, Stefan dreams to take the final step up where his father had stumbled and claim the Moto 2 Championship. He arrived into the World 125 Championship in 2006 riding a KTM, the young Bradl who would turn 19 in the November of that year, began to find his form in 2008 by winning his first two Grand Prix in Brno and Motegi.

The next season riding an Aprilia 125 that he was never able to truly master, the German has found the light last year in progressing up to the Moto2 class.
Winner of the Grand Prix of Portugal aboard his Suter MMX, he ended the season in ninth place overall, while giving a glimpse of a potential thought to be lost in his last difficult 125 season.
Changing this past winter to the Kalex chassis, the German rider immediately confirmed his intentions by crossing the finish line of the first event in Qatar in first place.
So far this year, as well as achieving Pole position in the first four races, there are the victories in both Qatar and in Estoril, a third place at Le Mans and an intelligent ride to a fifth place at Jerez on a slippery rain lashed track which upset many a rider.

In explaining his present form, Stefan Bradl speaks of serenity, a team in which he feels confident … His family speak of his natural talent, but also of the improvements in the Kalex frame, now in its fourth version.
Alex Baumgaertel, development manager of the German company, has worked hard this winter to reduce its scope and improve flexibility with new frame rails.
Baumgaertel also used the Volkswagen wind tunnel in Wolfsburg to improve the aerodynamics of his machine.
« This bike is easier to develop than the Suter and I was less comfortable with the Suter chassis,” said Bradl, “at first, I was still not too confident with the front end on the Kalex, but we worked and found some interesting solutions. The highlight of the Kalex is the speed that I can carry to the apex and the traction it gives me on exiting a corner.”

These are not his opponents who say the opposite

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