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Laconi, ça tourne ! – extrait de L’Équipe du 25/02/2011

Extrait de l’article de L’Équipe du 25/02/2011 consacré à Régis Laconi . Article en pdf

À trente-cinq ans, le pilote français raconte le film de sa vie : sa carrière moto, ses blessures, sa retraite sportive, son avenir…

TENCE – (Haute-Loire) de notre envoyée spéciale

CE WEEK-END, en Australie, la saison de Superbike va commencer sans lui. Jusqu’en septembre dernier, pourtant, Régis Laconi y a cru. Contre l’avis de tous, le dernier Français vainqueur en 500 voulait reprendre la compétition, malgré son accident, le 15 mai 2009, en Afrique du Sud. « Je neme souviens pas de ce mur à Kyalami. Je ne sais même pas ce qui est arrivé. Pourquoi je suis passé près de 15 km/h plus vite dans ce virage ? Un
problème avec une lentille qui aura glissé ? J’ai un trou noir de trois semaines. » Comme souvenirs de Kyalami, il a rapporté trois cervicales soudées et le risque d’en casser d’autres sur une nouvelle chute.
« Aujourd’hui, je vis normalement. Les seules séquelles : j’ai perdu la sensation de faim, alors quand je fais du vélo, il m’arrive d’avoir des fringales sans pouvoir les anticiper ; je ne sais plus ce qu’est la satiété ; j’ai  l’impression d’avoir moins de force dans les bras. Et je ressens moins le froid. »
Presque un avantage quand il passe cette semaine à Tence, à soixante kilomètres de Saint-Étienne, dans la forêt sous la neige, pour éveiller des gamins aux plaisirs de la moto, dans le cadre de son brevet d’État de formateur.
Laconi court partout, ses plots dans les bras. À « la Régis », dans l’excès, généreux. Son responsable de stage, Cyril Bayle, explique : « Il s’agit de sa première séance avec des enfants. Il est un peu tendu mais il s’améliore. » Sa mission du jour : expliquer la descente en quad.
« Alors les enfants, on m’écoute, reprend le motard, gaffeur et rigolard. Attention, je t’ai dit de freiner. Merde. Euh, non… »
La formation comme reconversion, il n’en avait pas besoin pour vivre. « Je n’ai jamais vrillé, acheté des Ferrari ou quoi. J’ai fait des placements, je peux vivre comme ça. La formation, c’est pour partager, explique Laconi,
plus posé. Je suis certain qu’avec toute cette expérience, je serais meilleur en compétition… Mais il ne faut pas. »
Alors le futur consultant MotoGP sur Eurosport roule en vélo. Se goinfre de bornes. Un tandem ne serait pas pour lui déplaire. « J’ai été un pilote, pas un coureur de jupons. Ce qui pourrait m’arriver de mieux aujourd’hui ? Quelqu’un dans ma vie. »
CAROLE CAPITAINE

Extrait de l’article de L’Équipe du 25/02/2011 consacré à Régis Laconi . Article en pdf

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