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Sylvain Guintoli regoûte au MotoGP


En 2008, Sylvain Guintoli avait participé à sa dernière saison de MotoGP au guidon d’une des Ducati de l’équipe Pramac. Le pilote Shark avait inscrit 67 points et s’était classé à la treizième place du championnat. Depuis, Sylvain est parti tenter sa chance en Superbike. Dans le championnat britannique dans un premier temps, puis en Mondial par la suite. Autant dire que le garçon ne s’attendait pas à recevoir un coup de fil début juillet pour lui proposer de venir essayer la Ducati GP11 sur le circuit du Mugello. C’est la blessure de Loris Capirossi aux Pays-Bas qui a réouvert la porte des Grands Prix au Français.

« Ma dernière saison avec le team Pramac s’était bien passée, explique Sylvain. On était restés en bons termes, et comme je roule avec une Ducati en Superbike, Paolo Campinoti a pensé à moi pour courir en Allemagne. » Guintoli a ainsi retrouvé Randy de Puniet avec qui il avait fait équipe à ses débuts en Grands Prix il y a de ça une dizaine d’années. « C’est pour moi une super opportunité, même si je sais que ça sera très difficile, » notait Sylvain en débarquant au Sachsenring pour participer au Grand Prix d’Allemagne. Loris Capirossi ayant décidé de tenter sa chance lors de la première séance avant de renoncer, sa luxation de l’épaule le faisant trop souffrir, Sylvain n’a pas eu beaucoup de temps pour préparer sa course. « De toute façon, l’objectif n’était pas de faire un truc de fou mais de progresser et de bien construire mon week-end. Il n’y a rien de plus difficile à piloter qu’une MotoGP. Ça pousse tellement fort que tu prends tout dans la tronche. Pourtant, sur un circuit comme le Sachsenring, tu ne peux pratiquement jamais mettre à fond. Mais tu ne t’ennuies pas, t’es toujours sur l’angle. C’est un truc de fou l’angle que tu prends avec cette moto. Par rapport au Superbike, c’est comme de rouler en ville et passer d’un scooter à une hypersport. »

Sylvain n’avait plus piloté de Moto depuis 2008. « C’est trop loin pour que je m’en souvienne vraiment, glisse le pilote Shark. Et puis à cette époque, la Ducati avait encore un châssis tubulaire. Quand je suis remonté sur la Ducati au Mugello, j’étais vraiment dérouté. Là ça va mieux, je progresse à chaque séance. La grosse différence par rapport au Superbike, c’est que tout est beaucoup plus rigide. Le châssis, les pneus… Tu as beaucoup moins de feedback, et c’est très difficile de percevoir les limites. » Qualifié sur la dernière ligne de la grille de départ au côté de Valentino Rossi, Sylvain a franchi la ligne d’arrivée du Grand Prix d’Allemagne en dernière position. Un résultat auquel le Français s’attendait. « Quoi qu’il en soit, dit-il, cette expérience va m’aider pour la suite en Superbike. »

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