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Pour de Puniet, c’est compliqué


Comme tous les pilotes Ducati du championnat MotoGP, Randy de Puniet connaît une première partie de saison compliquée.
Le pilote Shark qui découvre cette année la moto italienne n’a toujours pas réussi à prendre ses marques au guidon de la Demosedici GP11.
A Assen, Randy est tombé dès le début de course. En sept Grands Prix, il n’a rallié l’arrivée qu’à deux reprises.
« C’est jusqu’à présent ma pire saison de MotoGP, regrette le Parisien. J’avais pourtant eu de très bonnes sensations avec cette moto lors de ma prise en contact en novembre dernier sur le circuit de Valence. Malheureusement, les tests hivernaux en Malaisie et au Qatar ont été compliqués. Nous avons tourné en rond et je n’ai jamais réussi à me sentir aussi bien qu’à Valence. La Ducati est une machine qui sous-vire énormément et qui est très difficile à faire rentrer dans les virages. Elle est également très sensible aux changements de température. S’il ne fait pas assez chaud, nous n’arrivons pas à faire fonctionner les pneumatiques. »
Contrairement aux motos japonaises, la Ducati Desmosedici ne dispose pas d’un réel châssis.
« Le cœur de notre moto, c’est son moteur, résume Filippo Preziosi, le concepteur de la D16. C’est la pièce centrale et aussi la partie principale du châssis. »
C’est en effet sur le moteur en V italien qu’est fixée la coque en carbone qui fait office de colonne de direction et de boîte air. Le bras oscillant, la suspension arrière et la selle en carbone viennent eux aussi se greffer sur le moteur de la Desmosedici.
« C’est difficile de savoir si nos problèmes de mise au point viennent de la conception de cette moto, poursuit Randy de Puniet. Ce qui est sûr, c’est que nous essayons beaucoup de choses sans succès. Même en effectuant des changements de réglages radicaux, il ne se passe rien. C’est comme si la moto ne réagissait pas. Et au final, on a toujours aussi peu de feeling. »
Avec ça, la nouvelle génération de pneus Bridgestone s’avère performante mais aussi très exclusive.
« Si on ne les met pas à la bonne température, les Bridgestone ne fonctionnent pas, poursuit le pilote français. Et dès qu’il fait froid, comme cela a souvent été le cas cette saison, ils sont à la limite. Ça ne met pas en confiance. »
Depuis le début de l’année, Randy ne s’est senti à l’aise qu’à Jerez.
« J’étais bien là-bas, j’avais l’impression de faire corps sur la machine. J’étais même plus rapide qu’avec la moto. Le problème, c’est que la pluie est arrivée pour la course… Du coup je suis tombé et je n’ai marqué aucun point ce week-end là. »
Depuis, les difficultés s’accumulent.
« J’essaie tout de même de rester optimiste. Il reste encore une bonne moitié de saison pour essayer de faire quelque chose. »

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